Arturo Escobar vient nous parler des luttes territoriales indigènes et afro-descendantes en Colombie et des pensées du politique qui en émergent

Les avancées récentes de l’anthropologie l’ont amplement démontré : la partition nature/culture qui fonde la modernité occidentale n’est pas la seule façon d’être au monde. Encore moins la forme ultime de la civilisation. Dès lors, le projet émancipateur ne saurait se limiter à « changer le monde » : il s’agit aujourd’hui de changer de monde. Des mouvements indigènes et afro-descendants d’Amérique du Sud aux Zad du Nord, les conflits politiques renvoient à des visions divergentes quant à la composition du monde et aux façons d’en prendre soin. Que nous apprennent les luttes territoriales de cette dimension ontologique de la politique ?

Arturo Escobar est professeur d’anthropologie à l’université de North Carolina aux États-Unis. Il est mondialement connu pour sa critique du développement et son compagnonnage avec les luttes indigènes et afro-descendantes en Colombie. Son intervention sera accompagnée de lectures de son dernier livre, Sentir-penser avec la Terre. L’écologie au-delà de l’Occident (Seuil, 2018).

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